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Bio

 

La plupart des biographies débutent par une date de naissance. La plupart des biographies sont assez prétentieuses. Si je me plie à cet exercice, c’est parce que certains y attachent une grande importance. Mais ça sera à ma manière.
Je suis né en plein été, ce qui ne fait pas de moi un soleil. Bien au contraire. Il parait que je suis froid comme la glace. Froid parce que timide, froid parce que toujours dans l’observation, froid parce que méfiant, ma froideur me sert de filtre, tel un mur de glace, à ceux qui ne cherchent pas midi à quatorze heures.

Mon existence débute un bel été où ma mère n’en pouvait plus de la chaleur qu’il faisait, n’en pouvait plus de me porter. Dans son ventre il faisait encore plus chaud que dehors, et j’étais bien. Du coup, je me suis décidé à sortir en retard. Je suis désormais très ponctuel à mes rendez-vous.

Sur mes deux pattes, j’étais dans les jupons de ma maternelle. Je jaugeais déjà la cruauté du monde extérieur,  et une certaine forme de misanthropie grandissait en même temps que moi. J’ai donc commencé à créer mes univers, mes mondes, et puisqu’ils m’appartenaient, je pouvais en faire ce que je désirais.

A l’école j’étais bon élève, mais c’était une histoire de chance, de privilège. Je ne travaillais pas beaucoup. J’ai appris à cultiver l’hédonisme dès mon plus jeune âge, trouvant toujours le moyen de contourner mes obligations ou de les arranger en ma faveur.
Au lycée, mon économie d’efforts m’a joué des tours mais j’ai décroché un Bac littéraire, options économie et biologie, mais sans mention, il aurait fallu, en plus de ça, que je travaille…

Une dizaine d’années plus tard, je me suis mis à rêver régulièrement que je devais repasser cette épreuve. C’est dire si elle m’a marqué ! Je suis toujours très étonné de ceux qui se souviennent des sujets du Bac des années, et des années après. Moi j’ai la faculté, ou le défaut, d’effacer de ma mémoire tous les évènements qui m’ont déplu.
Au lycée j’ai démarré les expériences de la vie : les filles, les garçons, les boîtes de nuit, l’alcool, la clope, l’herbe, le shit… Et je me suis persuadé que la vraie vie s’apprenait davantage dans la vie que dans les salles de classe. Mon analyse un brin caricaturale et naïve ne m’a pas empêché d’aligner deux années de Fac, au rayon psychologie, où j’avais plutôt l’impression qu’une grande partie des postulants à un éventuel diplôme venait là plus pour se faire soigner que pour apprendre…

Très vite, j’ai décidé d’aller en cours uniquement le lundi. La fac était beaucoup trop loin de chez moi et, au moins, le lundi sortait Télé 7 jours que je pouvais acheter sur le chemin et lire tranquille en amphi. A la fin de ma seconde année, j’ai validé 90% de mes partiels de cette manière. Autant dire que ça m’a déplu. Je ne me suis jamais présenté au rattrapage et j’ai continué ma route.

De petits boulots en rencontres, de réussites en échecs, j’ai très vite compris que le chemin que j’avais décidé de prendre allait être ardu. Mais pour quelqu’un d’entier comme moi, il n’y avait pas d’autre alternative. Mon objectif, c’était accumuler les expériences, remplir mon crâne d’un tas de choses à raconter.
J’ai vendu des livres, des fringues, de la bouffe, j’ai été barman, réceptionniste d’hôtel, pompiste, jardinier, brancardier…j’ai même tapiné à la Porte Dauphine pour voir ce que ça faisait d’être pute.

Là, un client m’a dit : « T’es étrange comme personne. Je ne te connais pas mais au premier coup d’œil transpire une confrontation entre plusieurs facettes de ta personnalité. Tu sembles être une montagne de paradoxes.)
Je ne pensais pas devoir me trimballer cette phrase toute ma vie…

Mais quoi de mieux que d’accepter ses paradoxes, justement, plutôt que de tout faire pour inhiber une partie de soi et ne montrer aux autres qu’une bonne figure de pacotille ?

J’aime et j’aime pas. Je suis solitaire et ai besoin des autres. Je suis timide et provocant. Je suis masculin et féminin… Exactement comme tout le monde, sauf que moi j’ai décidé de ne pas lutter contre moi-même, et de me présenter tel que je suis. J’ai appris à manier la dualité. Et cela n’a rien à voir avec la schizophrénie qui, elle, ne se manie pas.

J’ai fait l’armée avec un Famas, des rangers et des tenues vertes. Mal vécue au début, elle m’a permis de rencontrer des gens que je n’aurais jamais rencontrés dans un autre contexte. Certains sont toujours là. Je suis pour que le Service Militaire soit rétabli. Pour que des jeunes d’horizons très différents  soient amenés à se rencontrer. Un Service Militaire sans Famas, sans rangers et sans tenues vertes. Un Service Civique, quoi.

Je ne supporte pas qu’on dise de moi que je suis quelqu’un de secret, ou de mystérieux, alors que tout ce que je suis, ou pense, est étalé dans mes écrits, mes peintures ou divers autres délires artistiques. Je n’aime pas toujours qu’on dise de moi que je suis différent, comme pour signifier que je me place au-dessus des autres. Je ne me suis jamais senti au-dessus des autres, mais la plupart du temps à côté. Et ça n’a jamais été un choix.
J’aimerais parfois rejoindre la masse.

Je suis un fervent défenseur de la cause animale. Lorsqu’on sait prendre en considération la souffrance des animaux, lorsqu’on considère chaque être vivant, on peut alors considérer l’autre. Etrange pour un misanthrope me direz-vous…Mais si vous me relisez, j’ai dit que je détenais une « forme de misanthropie », et aussi que j’étais plein de paradoxes non-maitrisés. Pesco-végétarien, je ne veux pas me sentir responsable d’avoir tué un animal pour mon plaisir personnel. Ma prochaine étape est de protéger les poissons.

Etre artiste c’est être sensible, voire ultrasensible. C’est aussi avoir envie, et besoin, de transmettre des émotions. Hélas, c’est aussi souvent avoir besoin de reconnaissance. Et si j’emploie le terme « hélas », c’est parce que certains peuvent se sentir écrasés lorsqu’ils croisent la route d’un artiste.  Avoir besoin de reconnaissance pour avoir la preuve que le message est reçu, et donc continuer. Je n’ai jamais voulu écraser qui que ce soit. Ceux qui se sont sentis écrasés ont peut-être eu des besoins plus forts, ou autres, que les miens.

Autodidacte, j’apprends tout seul. Ce qui me vaut des imperfections dans mon travail d’artiste. Et j’y mets un point d’honneur. Puisque chez les gens j’aime les failles, mon travail en est plein. J’ai horreur de l’aseptisation.
J’ai vécu dans l’Oise, dans le Val-d’Oise, à Paris et à Lyon. Si je pouvais, j’irais vivre en Norvège, ou dans un lieu où l’on parle espagnol.

J’ai joué de la flûte, de la trompette, j’ai toujours eu de très grandes facultés avec ma bouche.
Je porte la barbe. Jusque quand ? Dieu seul sait.
Je suis un nostalgique mais je me soigne bien.
J’ai un problème avec le temps qui passe et je déteste m’emmerder. S’emmerder c’est perdre son temps.
J’aime les gens qui ont une grande gueule, mais pas ceux qui parlent juste pour l’ouvrir. La contestation comme art de vivre me fatigue.
J’aime la vie mais des fois je lui cracherais bien à la gueule.
J’aime la vodka.
J’adore le pain, j’en boufferais des tonnes. D’ailleurs je vous laisse, je dois aller en acheter.

J'espère que votre vue est bonne.

 

                                                                                                                                                                  JFG

 

 

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